Votations du 5 juin 2016

OUI à l’initiative « Pour un Revenu de Base Inconditionnel »!

La Jeunesse Socialiste Fribourgeoise recommande le OUI pour l’initiative citoyenne « Pour un revenu de base inconditionnel ».

En effet, nous considérons qu’elle représente une avancée significative en faveur de la libération de chaque être humain des contraintes économiques, qui trop souvent nous enchaînent. Karl Marx disait déjà: « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.»
De plus, un revenu régulier permettant de survivre libère les travailleurs du salariat, de leur vente permanente sur le marché du travail comme une simple marchandise. Ainsi le travail salarié ne serait plus la seule manière d’acquérir de quoi survivre. Les jeunes socialistes ont dès lors estimé que le RBI était un pas dans l’épanouissement plein et entier de tout être humain.
Cependant la Jeunesse Socialiste Fribourgeoise reste critique sur l’absence de projet de financements de ce RBI.

Elle invite les Fribourgeois a glisser un OUI le 5 Juin mais de rester attentif sur le futur financement, ceci d’autant plus que le parlement est dominé par la droite réactionnaire.

Liberté de vote pour l’initiative « Pro Service Public ».

La JSF laisse la liberté de vote à propos de l’initiative intitulée « en faveur du Service public ». Après un long débat, la solution de la liberté de vote l’a emportée face à un soutien de l’initiative.
Pour la JSF, cette initiative a l’avantage de vouloir enrayer la recherche du profit à tout prix des anciennes régies fédérales, encore majoritairement aux mains de la Confédération. Elle vise ainsi à redonner tout son sens à la mission originelle du Service Public, ceci allant à l’encontre de la doxa du Capitalisme rapace dominant que nous combattons. Une limitation des salaires abusifs va également dans la logique de la JSF, nous avions déjà tenté une telle limitation avec l’initiative 1 :12.
Cependant, le système de financement gel entre les différentes régies fédérales risque de rendre moins viable les services publics.
Ainsi la JSF ne donne pas de recommandation de vote fixe sur ce sujet.

Liberté de vote pour la révision de la Loi sur l’Asile.

La JSF a décidé de laisser la liberté de vote concernant la modification de la loi sur l’asile soumise à votation le 5 Juin, après un débat interne opposant Valérie Piller-Carrard (conseillère nationale socialiste) à Guy Zurkinden (membre de la Gauche Anticapitaliste). En effet, l’inscription dans la loi de l’impossibilité de faire des demandes d’asile dans les ambassades suisses jette à la mer des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. De plus, les déserteurs fuyant des régimes sanguinaires dictatoriaux ne seront toujours pas considérés comme des réfugiés. La loi porte ainsi une certaine idéologie blochérienne ne permettant pas son soutien par la JSF. A l’opposé, l’UDC occupe le terrain médiatique du NON avec les mêmes idées racistes et nauséabondes. Cependant la présence de conseil juridique gratuit permet une meilleure défense des requérants. L’accélération des procédures évitera également les situations humainement dramatiques d’attente interminable. Dans ce contexte, la JSF ne peut ni soutenir clairement un tel texte, ni le rejeter complètement.

OUI à la loi sur la Procréation Médicalement Assistée!

Nous soutenons la Loi sur la procréation médicalement assistée. Nous souhaitons offrir la possibilité aux couples porteurs d’une maladie génétique grave de recourir au diagnostic préimplantatoire. Ceci évitera de pousser des couples à l’avortement, expérience qui n’est pas anodine. Il est urgent que la Suisse rejoigne la grande majorité des pays d’Europe qui pratique le DPI depuis de nombreuses années avec succès, sans apparition de bébés « transgéniques ».

NON à l’initiative « Pour un financement équitable des transports », dite « Vache à Lait »!

La JSF rejette évidement l’initiative rétrograde en terme de transport dite « vache à lait ». Celle-ci va à l’encontre des transports publics et d’une politique des transports écologiquement responsable. Elle veut retourner au mythe du « tout voiture » alors qu’il est urgent de privilégier la mobilité douce.