Référendum lancé contre la loi sur le feu

Hier, la Fédération des associations du personnel du service public du canton de Fribourg (FEDE) a déposé une annonce de référendum. L’objet visé: la nouvelle loi sur l’assurance des bâtiments et la police du feu (ECALEX). Acceptée par le Grand Conseil à une large majorité, cette dernière ne plaît pas du tout à la FEDE. La raison: l’article 13 qui permet à l’Etablissement cantonal d’assurance des bâtiments (ECAB) de faire sortir ses employés de la loi sur le personnel de l’Etat (LPers). Si cette décision ne concerne qu’une soixantaine de personnes, c’est le principe qui dérange. «C’est un précédent inacceptable qui ouvre la porte au démantèlement du service public», avertit la FEDE. Elle évoque le risque pour le personnel de l’Hôpital fribourgeois de quitter à son tour la fonction publique. La FEDE s’oppose également à cette loi car elle «met en danger une institution au service des citoyens». La fédération dénonce la perte de contrôle de l’Etat sur l’ECAB et la trop grande liberté accordée à sa direction. Le dernier point qui fâche a trait à la manière. La FEDE avait manifesté son total désaccord avec l’article 13 depuis la mise en consultation de la loi. «Le Grand Conseil n’a pas même jugé bon de débattre, prenant le risque de voir enterrer cette bonne loi pour un seul article qui n’apportera aucune valeur ajoutée à l’ECAB et au canton», fustige encore le communiqué. La fédération a lancé la récolte de signatures, «une réponse cinglante à ceux qui n’ont pas voulu lui poser de questions», écrit encore la FEDE. Le référendum est soutenu par le Parti socialiste, le Parti chrétien-social, la Fédération des organisations du personnel des institutions sociales fribourgeoises (FOPIS) et le Syndicat des services publics (SSP).

Loïc Schorderet, publié dans la Liberté

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